Notre 114e pèlerinage à Sainte-Anne-d’Auray a débuté, comme tous les ans, à la chapelle saint Barthélémy, à Gusquel, paroisse de Plescop (56).
Nous étions, environ, une vingtaine de personnes à la marche, dont une bonne majorité de jeunes enfants. A l’arrivée dans la basilique, le président de la Fédération Bretonne Légitimiste a consacré la fédération à sainte Anne.

Puis, rejoints par d’autres participants nous nous sommes rendus à la Scala Sancta où nous avons eu la grâce de bénéficier des mêmes indulgences que celles données à Rome, en montant chaque marche à genoux. Nous y avons prié pour les âmes du purgatoire.
Cette première journée s’est terminée par un dîner suivi d’une conférence du Père Jean-Marie, aumônier de notre pèlerinage, sur l’icône représentant, à la fois, l’Incarnation, la Transfiguration et la Rédemption de Notre-Seigneur Jésus-Christ, pour conclure sur la vie spirituelle.
La journée du dimanche a débuté par le chapelet à la chapelle du Champ des martyrs, toute nouvellement restaurée, suivi de la messe, célébrée par le Père Jean-Marie, prêchant sur la vie de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, dont nous célébrions la solennité.
A l’issue de la messe, le Président de l’Union des Cercles Légitimistes de France, a renouvelé la consécration de l’UCLF et de La Gazette royale au Sacré-Cœur et au Cœur Douloureux et Immaculé de Marie.
Nous nous sommes rendus, ensuite comme tous les ans, au monument du Comte de Chambord pour le dépôt de gerbe, suivi des allocutions du Président de l’UCLF et du Président de la FBL, sur l’histoire de ces lieux, l’historique de ce pèlerinage, l’intérêt de notre présence à cette manifestation et sur l’importance de l’engagement de chacun d’entre nous, tant dans la vie professionnelle, familiale que politique, au sein l’UCLF.
Allocution du Président de l’UCLF
Monsieur l’Abbé, Chers Amis,
Nous voici réunis au pied du monument du comte de Chambord, face à la basilique de sainte Anne, pour ce 114e Pèlerinage Légitimiste, pour Dieu et le Roi. Le premier pèlerinage légitimiste à Sainte-Anne-d’Auray eu lieu le 29 septembre 1844. Mais, interrompu par les vicissitudes de l’histoire, il est repris en 1983, à l’initiative de l’UCLF. De tout temps des liens particuliers ont existé entre la famille royale de France et sainte Anne.
La famille de Bourbon a toujours manifesté un grand intérêt pour le sanctuaire de Sainte-Anne-d’Auray, et notamment Louis XIII et Anne d’Autriche qui ont beaucoup contribué à son développement. Le 31 mai 2015, le prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, et son épouse la princesse Marie-Marguerite y sont venus lors d’une cérémonie organisée en leur hommage. L’année dernière, lors de sa venue à Sainte-Anne-d’Auray, le 1er juin, pour le jubilé du 400ème anniversaire des apparitions de sainte Anne à Yvon Nicolazic, Mgr le duc d’Anjou a tenu à consacrer à sainte Anne, lui-même, sa famille et tout ceux dont il a reçu la charge. Cette année, le 25 juillet, à l’occasion du Grand Pardon de Sainte-Anne-d’Auray, Mgr Louis de Bourbon a été admis dans la Confrérie de sainte Anne, fondée en 1641 sous l’impulsion de la reine Anne d’Autriche, en remerciement de la naissance du Dauphin.
À cette occasion, un ex-voto placé dans la basilique et, rappelant la consécration faite par le prince l’année dernière, pour les 400 ans du sanctuaire, a été béni. C’est dire que le lien unissant la famille de Bourbon et Sainte-Anne-d’Auray est toujours actuel.
Ce que témoigne également ce monument au pied duquel nous sommes rassemblés aujourd’hui et ce que représente ce monument n’est pas neutre. Il représente le comte de Chambord à genoux face à la basilique de sainte Anne, implorant son aide et l’aide du Ciel, reconnaissant ainsi la royauté du Christ-Roi sur le royaume. Le comte de Chambord est également entouré de fidèles serviteurs de la monarchie française, tant sur le plan temporel, avec Bayard et du Guesclin, que spirituel avec sainte Geneviève et sainte Jeanne d’Arc. Sainte Jeanne d’Arc n’est-elle pas le modèle du combat spirituel et temporel. « Les hommes d’armes batailleront et Dieu donnera la victoire. » et : « Messire Dieu premier servi. »
Jamais sainte Jeanne d’Arc n’a fait l’impasse sur le spirituel et le temporel. Elle a mené un combat pour le trône et l’autel, ce que rappelle le comte de Chambord, qui déclarait : « Il faut pour que la France soit sauvée que Dieu y entre en Maître, pour que j’y puisse régner en Roi. » C’est ce même combat que reprend l’UCLF, avec la création de cercles ainsi que des sessions de formation l’été.
Mgr le duc d’Anjou en 2023 nous déclarait, à l’occasion de l’Université Saint-Louis de l’UCLF : « Par vos travaux et le sérieux avec lequel ils sont menés, vous écrivez l’avenir. » Or aujourd’hui, la situation dans notre pays se dégrade de plus en plus tant sur le plan spirituel que temporel. Nous entrons dans une atmosphère de haine, où la violence est de plus en plus présente.
Par exemple, pourquoi avoir vandalisé ce monument, en vertu de quel principe ? Où est le respect des monuments historiques, du patrimoine de notre pays ? Le 20 février 1889, une société civile, dénommée « société de Saint-Henri », est créée à l’initiative d’Athanase de Charette avec pour but l’érection et l’entretien de ce monument. Aujourd’hui, c’est toujours l’association Saint-Henri qui gère ce monument.
Dans la nuit du 13 juillet, ce monument du comte de Chambord a été la cible d’actes de vandalisme. Ce site, classé Monument Historique, a été dégradé par des tags et des inscriptions hostiles. Les statues de sainte Jeanne d’Arc, de Bertrand du Guesclin, de sainte Geneviève et du chevalier Bayard ont été lourdement touchées. Le nettoyage s’annonce particulièrement complexe et le devis, s’annonce très élevé, plus de 30 000€. L’association Saint-Henri, qui gère bénévolement le site, ne dispose pas des fonds nécessaires et ne bénéficie d’aucune subvention publique (communale ou étatique). Aussi lance-t-elle un appel aux dons. Vous pouvez envoyer votre don personnel en passant par Hello Asso : https://www.helloasso.com/associations/saint-henri/formulaires/1
Ce matin, en assistant à la messe au Champ des martyrs, vous avez pu constater que la chapelle a été restaurée. Ceci par la municipalité de Brec’h, ainsi que par des dons. Dans le passé, l’UCLF avaient fait un don pour cette chapelle. Aujourd’hui l’UCLF va participer, par un don à l’association Saint-Henri, pour le monument du comte de Chambord et va également solliciter les cercles légitimistes d’en faire autant. Nous ne pouvons pas laisser ce monument dans cet état ! C’est un symbole de fidélité à Dieu et au roi.
Alors vive Dieu, vive le Roi !
Le Président
Nous avons poursuivi cette journée par un buffet, suivi de la conférence du Colonel L., sur «Saint Louis. L’évangile au cœur du pouvoir»,
rappelant l’héritage capétien que saint Louis a reçu, puis le règne qu’il a exercé, les croisades menées, la distinction faite par saint Louis entre pouvoir spirituel et pouvoir temporel, pour conclure par les qualités de ce grand chef d’état et les leçons qu’il donne par sa vie exemplaire.
Lien de la conférence : ici
La journée s’est terminée autour des différents stands de livres et d’éditeurs, dans une ambiance familiale et conviviale.
Nous avons été heureux de nous retrouver pour ces deux jours intenses, tant en spiritualité qu’en conviction pour le combat de Dieu et du Roi.
Nous vous attendons l’année prochaine, toujours plus nombreux et convaincus ! Nous savons d’ores et déjà que nous pouvons compter sur votre fidélité au sein de la légitimité…
Pour Dieu et pour le Roi !
Fédération Bretonne Légitimiste
