Vœux du Prieur de la Confrérie Royale

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Voir Dieu en toutes choses et toutes choses en Dieu.

Mercredi 16 janvier 2019,
en la fête du Cœur immaculé de Marie refuge des pécheurs (cf. > ici) ;
mémoire de Saint Marcel 1er, pape et martyr.

« La foi est un rayon du Ciel
qui nous fait voir Dieu en toutes choses
et toutes choses en Dieu »
St François de Sales

 Bien chers Amis et Bienfaiteurs,

Une fois encore, une fois de plus, le passage d’une année civile à une autre me ramène vers vous. Deux semaines se sont déjà largement écoulées depuis que la date si populaire du 1er janvier a entraîné des rafales de messages de « Bonne année ! », que les catholiques les plus consciencieux complètent pieusement d’un autre adjectif : « Bonne et sainte année ! ».

Je remercie très chaleureusement ceux qui m’ont adressé de belles cartes par la poste, ceux qui m’ont envoyé des vœux personnels par internet, ceux qui m’ont téléphoné… Je devrais presque écrire : « qui ont réussi à m’attraper de manière quasi miraculeuse au téléphone » !!!
J’en profite au passage pour vous remercier également de votre patience : l’ensemble des messages que je reçois par tous ces divers moyens occuperait à temps plein au moins un secrétaire, si ce n’est deux ! J’arrive à lire chaque jour à peu près tout ce que l’on m’adresse, mais il m’est habituellement impossible d’y répondre rapidement, sauf urgence absolue. Chaque jour ajoute un nouvel empilement à la strate de la veille : mon bureau et ma boîte aux lettres électroniques se peuvent comparer à un espace archéologique… dans lequel les archéologues ne se pressent d’ailleurs pas !

A l’heure où ce tourbillon s’apaise, c’est-à-dire au moment où la plupart des gens ont déjà tourné la page des vœux, c’est à mon tour de vous rejoindre au moyen de ces quelques lignes : les lecteurs de ce Blogue du Maître-Chat Lully ont reçu, dès le jour de l’an (cf. > ici), un bref message de cette extraordinaire majesté féline – si populaire auprès de ceux qui gravitent dans l’orbite du Refuge Notre-Dame de Compassion – exprimant l’essentiel de ce que je vous peux moi-même souhaiter en sus des vœux conventionnels : la grâce de Notre-Seigneur Jésus-Christ, la paix et la lumière célestes, la force et le courage à l’heure de l’épreuve… qui ne nous est jamais épargnée tant que nous cheminons « in hac lacrymarum valle ».

Or justement parce qu’est maintenant passée l’euphorie (souvent très artificielle) des « fêtes », et parce que l’on peut déjà prendre du recul par rapport aux soubresauts de la vie politique et sociale des deux mois qui se sont écoulés, sans me prendre en aucune manière pour Cassandre, je ne vous cèlerai pas que – tout en priant pour qu’il y ait le moins de « dégâts » possible – je n’ai pas une vision très optimiste pour l’avenir.

Entre un clergé dont la plupart des membres n’a qu’un comportement de fonctionnaires gérant de manière très humaine une espèce d’entreprise chargée de « parler de Jésus », mais en ayant semble-t-il oublié les dramatiques réalités du salut des âmes – qui tombent en enfer serrées comme des flocons de neige pendant une tempête hivernale -, et des hommes politiques qui sont, dans leur majorité, d’une part dirigés par le dieu de l’argent (« mammon d’iniquité »), à travers tous les lobbies financiers et économiques mondialistes, et d’autre part téléguidés par les idéologies antichrétiennes (maçonnerie et tous les avatars de l’« esprit des lumières »), les peuples ne perçoivent plus les réalités surnaturelles éternelles et ne vivent que le regard rivé sur un bien-être matériel immédiat (qui n’est certes pas négligeable mais qui n’est en rien leur fin ultime) sans avoir conscience qu’ils sont appelés à la Cité de Dieu.
De fait, au lieu de travailler à se conformer à elle autant qu’il est possible ici-bas, la cité terrestre ne peut que dramatiquement en devenir l’antithèse, faite d’égoïsmes, de haines, de violences, de stupre, de mensonges, d’injustice et de crimes, ainsi que nous le voyons de plus en plus se réaliser sous nos yeux.

Le seul et unique moyen d’enrayer cet entraînement diabolique vers le chaos, est la conversion.

Conversion toujours plus profonde – car jamais achevée – des chrétiens eux-mêmes au véritable esprit évangélique (qui n’a rien à voir avec une pseudo spiritualité de bisounours ou de ravi de la crèche) et à ses exigences de prière, de pénitence, et de sacrifices volontaires et généreux.
Conversion de tous ceux qui ne croient pas – ou plus – à Notre-Seigneur Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, unique Sauveur : conversion des pécheurs, conversion des hérétiques, conversion des juifs, conversion des païens et mahométans, conversion des francs-maçons et autres sectaires grenouillant dans l’ombre, conversion des capitalistes, conversion des marxistes, conversion des hommes politiques, conversion des libertins et débauchés, conversion des matérialistes, conversion des satanistes…
En tous et en chacun : conversion des intelligences, des cœurs… et, par conséquent, des mœurs !

S’il n’y a pas de conversion entière, véritablement amoureuse, à Dieu et à Sa Loi de sainteté dans les faits concrets, dans la vie pratico-pratique de chacun et des sociétés, le monde périra misérablement (cf. Luc XIII, 3).

Il n’y a pas de voie médiane.

En définitive, mes vœux pour chacun d’entre vous se résument en ceci : qu’en chacun de ces jours de l’année 2019, vous viviez toujours plus, toujours mieux, et toujours plus intensément, dans la Vérité et la Charité de Notre-Seigneur pour étendre, à l’intérieur de vous comme autour de vous, le Règne de l’unique Rédempteur !

Et au cours de cette année qui vient de commencer, ne vous attendez à rien d’autre de ma part qu’à encore davantage de « rabâchage » des exigences d’une vie authentiquement chrétienne, de « rabâchage » des vérités spirituelles et historiques aujourd’hui combattues, et de « rabâchage » légitimiste.

Car si les domaines spirituels et temporels sont distincts, ils ne sont en aucune manière séparés, et mes responsabilités, notamment en qualité de Prieur de la Confrérie Royale, exigent de moi que je rappelle à temps et à contre-temps les desseins de Dieu sur ce Royaume de France et la mise en œuvre d’une contre-révolution autant spirituelle que sociale.

Et pour terminer :

  1. Je tiens à remercier TRES chaleureusement tous nos bienfaiteurs qui par leurs oboles, régulières ou ponctuelles, permettent au Refuge Notre-Dame de Compassion d’exister et à moi-même de vivre et d’œuvrer : des travaux nécessaires sont toujours à envisager ici pour l’achèvement des restaurations du Mesnil-Marie et prévoir la construction d’une chapelle ; j’ai aussi dû commander la confection d’une nouvelle soutane (plus exactement, pour l’habit augustin on parle de tunique)…
  2. Mes chers amis les chanoines de l’Ordre de Saint-Remi m’ont fait l’honneur de me nommer chanoine d’honneur de leur chapitre, qui a reçu sa première approbation épiscopale en octobre dernier : je recevrai la mosette et la croix de l’Ordre à Cotignac le 9 février prochain à l’occasion du pèlerinage pour la France qu’ils y organisent (cf. > ici).

En vous renouvelant l’assurance de ma religieuse amitié et de mes prières à toutes vos intentions, je vous reste uni

in Corde Iesu & Mariae.

 Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur.