La Libre-pensée, ou la pensée terroriste

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Français, chrétiens, tenez votre lampe allumée… le temps de l’intolérance est arrivé.

C’est l’histoire d’une photo. Un simple cliché pris le 3 décembre et diffusé, le lendemain dans nos colonnes. On y aperçoit une vingtaine de gendarmes de la compagnie de Boulay-Moselle, en uniforme. Ils participent à un office religieux en l’église de Carling à l’occasion de la Sainte-Geneviève, leur patronne. Cette image et l’article l’accompagnant ont interpellé la fédération de Moselle de la libre pensée. (Le Républicain Lorrain)

La prière des gendarmes

Il me faut être fort, aide-moi à rester juste et paisible dans l’accomplissement de mes missions.
Je dois être vigilant face aux hommes qui peuvent devenir malfaiteurs, violents, criminels.
Donne-moi la sagesse nécessaire pour garder la maîtrise de ma force
à l’encontre du péché et du mal, tout en discernant en chacun la présence de ton image.

Cet extrait de la prière à Sainte Geneviève, patronne de la gendarmerie depuis que le Pape Jean XXIII l’a officialisé en mai 1962, a été prononcé lors de la messe annuelle, par les gendarmes mosellans dans la paroisse de Curling.

Sainte Geneviève est pour la ferveur populaire, le symbole de la force d’âme, de l’espérance et du sens pratique, par son calme, sa confiance et sa détermination, elle sut organiser la résistance des Parisiens contre Attila et la ville fut sauvée. Femme forte, paisible et de grande autorité, elle sût rétablir l’ordre et la paix de la cité au cours des pires épreuves, Geneviève reste un repère et un exemple pour tous les gendarmes dans leur labeur.

C’est dans cet esprit qu’ils accomplissent quotidiennement leur mission au bénéfice de la population en faisant souvent le sacrifice de leur vie personnelle et familiale sous un uniforme qu’ils se doivent de porter en toutes occasions : qu’elles soient urbaines, routières, territoriales, ou officielles.

Rappelons que la gendarmerie a été créée par le roi Charles VII qui avec l’ordonnance de Louppy-le-Château, aux confins de l’Argonne, le 26 mai 1445, ouvre l’ère nouvelle de l’Armée française et la responsabilité des gens d’Armes.

Quand la Libre-Pensée se scandalise des vieilles traditions

Interpellée par la présence de gendarmes à une cérémonie religieuse à l’occasion de la Sainte-Geneviève, leur patronne, la Fédération de la libre pensée enjoint le préfet à leur rappeler leur obligation de neutralité.

Il fallait toute la malignité de ceux qui se prennent pour des « Lumières » et qui dévoilent enfin leur véritable visage, leurs buts évidents et leur intolérance, pour y voir une menace à la liberté de conscience, une rupture de neutralité ou une « anomalie cléricale » !
Pour faire valoir leur « Libre pensée », les séides de la laïcité ont donc utilisé une « anomalie républicaine » et n’ont pas hésité à balayer d’un revers de main la devise qui leur tient seulement d’incantation « Liberté, égalité, fraternité » en utilisant la presse pour dénoncer le port de l’uniforme lors d’une messe commémorative.

Après les crèches, le déni du nom des fêtes de Noël, de Pâques et autres manifestations, dans leur confusion permanente des valeurs de l’humanité, ceux qui prônent le « Ni Dieu, ni maître » mais plient l’échine devant les nouvelles religions que sont devenues la laïcité et la république, vont-ils nous imposer de faire disparaître les crucifix sur toutes les tombes des Français morts pour libérer notre pays ? Vont-ils demander de détruire les monuments aux morts devant les églises ? Vont-ils exiger que les fêtes de Noël soient supprimées à l’Élisée, en présence de la gendarmerie en uniforme ?

Le laïcisme, religion fanatique de la République

L’anti-religion est en train de devenir une ultra religion…. qu’on se le dise, mais qu’on y réfléchisse bien, car ce n’est que le début de la longue liste d’un fanatisme qui se camoufle sous le masque de la philosophie et cache le diktat de la pensée unique.

  • LE BUT : la mort de la culture française et de la chrétienté qui la soutient.
  • LES MOYENS : l’intolérance, la haine.
  • LES RAISONS : l’établissement d’une nouvelle religion républicaine qui se terre sous le nom de laïcité.

Ceux qui se présentent comme les tenants de la « libre-pensée» et qui empêchent les autres de s’exprimer, ceux-là qui dénoncent la « chape de plomb » du Concordat, ne sont que des « bouffeurs de curés » comme ils le disent, eux-mêmes mais ils sont – qu’on veuille bien se le rappeler –  les héritiers des deux cents ans de Révolution, et de ceux qui ont commis l’assassinat de deux millions de Français sur les vingt millions que comptait la France à cette époque entre 1789 et 1793, ont réduit notre peuple à un attentisme défaitiste d’où il ne sort que pour voter et ainsi légitimer la tyrannie d’une majorité corruptrice portée par l’opinion manipulée. Ce peuple n’a plus le ressort de contribuer à ce que produit la société naturelle fondée sur l’autorité garante de la liberté : le bien commun.
Alors, pour rendre à chacun ce qui lui est dû et en premier lieu sa dignité d’homme, défaisons-nous de la manipulation mentale exercée depuis deux siècles et consistant à remplacer la religion chrétienne par la religion républicaine en analysant justement les effets pervers induits dans notre vie de chaque jour…. ne nous laissons plus abuser par les théories liberticides et, honnêtement, posons-nous la question sur la véracité du principe énoncé par la République… qu’en est-il donc de ce miroir aux alouettes qui porte les noms de Liberté – Égalité – Fraternité ? Les tenants de la dite « Libre pensée » ont noué jusqu’aujourd’hui le mensonge des révolutionnaires dans le mouchoir de la forfaiture républicaine.
Les exacerbés des Droits de l’Homme n’avaient pas de pudeur à trucider les leurs lorsqu’ils proclamaient avec grandiloquence appartenir à la philosophie des « Lumières »… à présent ils se sentent assez forts puisque soutenus au plus haut niveau de l’État pour dénoncer une cérémonie officielle en arguant d’une anomalie cléricale.
Auraient-ils donc obtenu un blanc-seing pour poser au-dessus de nos clochers un autre emblème que le coq ou la croix ? Sont-ils tellement certains de leur impunité que leur outrecuidance veuille peser au nom de leur « Libre pensée », sur la liberté de penser de leurs concitoyens ?

L’Histoire et la tradition ennemies de la République

Nos ancêtres ont construit l’Histoire qui mêle indissolublement nos vies aux leurs, et nous continuons d’en tresser les fils pour les sociétés qui nous succéderont.
Les alliances, les tractations, les manipulations ont déshabillé «notre histoire » pour n’en faire plus que l’illusion de l’histoire et forger un pouvoir dénaturé.
L’homme a voulu se passer de Dieu.
Il veut maintenant nier l’œuvre du passé et en occuper, seul, tout l’espace.
Dans ce vide sidéral qui envahit notre univers se développent l’usurpation, le mensonge, la lésine, créateurs de politiques stériles et de projets destructeurs de toute notre civilisation.
Fabriquer un autre monde, une autre histoire, pour asseoir un pouvoir dégagé des racines de l’humanité n’est qu’une vision à court terme.
En sacrifiant l’héritage de nos pères, en y ajoutant l’absence de spiritualité, en privant nos enfants de ces repères nécessaires, ce sont des générations entières qui seront jetées dans le désert de l’incertitude et deviendront des « hordes » d’humains (qui perdront le nom d’Hommes), pour n’être que des rouages économiques, dont l’utilité uniquement matérielle s’apparentera (sans mot dire) à un nouvel esclavage consenti.
Par-delà les comportements liés à la pratique du pouvoir, l’Histoire ne se conçoit pas habituellement sous un aspect aussi négatif, mais en transgressant les codes moraux et politiques – et par des détours sinueux — ceux qui gouvernent aujourd’hui, aveuglés par l’orgueil et le profit, nous entraînent vers une tragédie dans laquelle il leur faut en priorité éradiquer l’Histoire, couper les références et les exemples possibles, décérébrer l’individu en lui offrant pour tout horizon une vie assujettie, dans laquelle l’expression de l’être disparaît totalement.

Résistance !

Nous avons le devoir de refuser d’être dépossédés de nos racines, car ce n’est pas en juxtaposant un autre peuple au nôtre et en apprenant – pourquoi de préférence ? — son histoire, que nous parachèverons la mission de nos pères.
Il est de première importance de rester fidèle à notre passé, d’en assumer la responsabilité et la légitimité, c’est là notre obligation humaine dont le caractère de nécessité, devant l’instabilité chronique de cette société, renvoie aux instances paternelles disparues et à la haute portée significative de notre histoire.

Nous sommes attachés aux principes qui ont fait notre histoire par la tradition, la fidélité, la certitude.

La tradition est ce que l’on transmet à l’aide de la parole ou de l’exemple, elle est aussi enseignement. Elle n’est cependant pas figée et s’adapte aux événements et aux faits qu’elle est amenée à traverser au fil des siècles.

C’est pour cela que la fidélité lui tient compagnie afin que l’attachement à ses devoirs, la régularité à remplir ses engagements, n’autorisent pas la tradition à se dévoyer dans des effets opportunistes de mode.

Quant à la certitude qui leur tient la main, elle est la raison et le moyen de progresser, mais comme les deux précédentes, elle doit faire son lit en rejetant tout ce qui est douteux, qui conduit l’individu dans des impasses, dans la confusion, et finalement à sa propre destruction.

Nous n’avons pas à nous interroger sur notre propre statut : notre socle a la vitalité et la solidité des œuvres de nos pères, la Gloire de Dieu pour lumière et l’honneur de la France pour chemin.
Et c’est pour cela que nous rejetons énergiquement les démarcheurs d’une laïcité, déjà dévoyée de ses principes initiaux que la république avait voulus « lumineux » et qui sombrent dans la tyrannie.

Gabrielle